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Nazad
Ivan Radeljković, Lejla Osmanović

En tant qu’éditrice à la maison d’édition Svjetlost, basée à Sarajevo, écrivaine, critique littéraire et traductrice de langue française, Jasmina Musabegović a élargi les horizons culturels du public de lecture dans les années 80 et 90 du XXe siècle, tant en Bosnie-Herzégovine qu’en l’ex-Yougoslavie. Son lien avec la langue et la culture française commence avec son séjour à Paris et ses travaux de recherche sur Rastko Petrović, écrivain d’avant-garde serbe proche des surréalistes français. Grâce à sa sensibilité éditoriale, le public a pu découvrir des écrivains, philosophes, théoriciens français contemporains et généralement francophones, notamment à travers les éditions «Raskršća» et «Feniks». Cet aspect de son travail se caractérise par une imbrication complète de ses activités d’écrivain, de traductrice et d’éditrice.

La presente etude porte sur la poesie moderne en France au debut du xxe siecle confrontee au canon et aux regles du genre litteraire auquel elle se rattache. Son objectif est de montrer pourquoi il importe de prendre en compte le cadre generique dans la constitution du canon litteraire, en analysant les elargissements et les transformations operes par les avant-gardes poetiques du debut du xxe siecle par rapport aux restrictions canoniques de la notion generique de poesie.

Dans la poésie et dans les théories poétiques et esthétiques d’Apollinaire, de Cendrars et de Reverdy, entre « Pâques à New York », « Zone » en 1912, et Le Manifeste du surréalisme de Breton en 1924, une fracture apparaît au niveau de la forme. Liée forcément à l’abandon de la mimèsis en tant qu’imitation de la réalité, cette nouvelle poétique se veut rupture nette avec le réalisme, mais rejoint également des conceptions vitalistes de la pensée de Nietzsche et de Whitman, et à travers une nouvelle poétique de l’image et du langage poétiques, dont l’ambition est paradoxalement de réinventer le « réalisme » dans la poésie par « rapprochement des réalités éloignées » (Reverdy). Ce sont notamment des dispositifs de la « poésie visuelle » qui produisent des effets au niveau de la lecture en tant qu’expérience et expérimentation à la fois. Quels sont les enjeux de cette « poétique de la réalité » ou de ce « lyrisme du réel » et sa place dans la modernité poétique ? Les expériences et expérimentations du corpus, lesquelles se caractérisent par la fracture des formes, et utilisation des fragments « bruts », des éléments de réalité, sont étudiés avec une approche phénoménologique, mais dans une perspective essentiellement esthétique. Le mérite de la phénoménologie merleau-pontyienne est de mettre en valeur les aspects corporaux de la perception, et c’est exactement dans ce sens-là que toutes ces expérimentations représentent des stratégies poétiques d’immersion du lecteur dans l’expérience esthétique et des dispositifs d’une réception corporelle qui est « instinctive », c'est-à-dire « pré-linguistique » et, selon l’expression de Merleau-Ponty, « pré-objective », concernant ainsi également l’invention linguistique, c'est-à-dire la poésie en tant que « parole parlante ».

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